Premiers secours

Les questions de premiers secours à l’examen du permis B, avec leurs réponses

À l’examen, la troisième question de la fiche porte sur les premiers secours. Elle vaut 1 point et se prépare entièrement à l’avance : voici toutes les questions des fiches officielles, classées par thème, avec ce qu’il faut répondre.

Publié le 6 min de lecture

Un triangle de présignalisation posé au bord de la route, derrière une voiture en panne et un conducteur en gilet jaune.
Sommaire
  1. Une question, un point
  2. Protéger : éviter le sur-accident
  3. Alerter : appeler vite et bien
  4. Secourir : les gestes qui sauvent
  5. Comment les réviser efficacement
  6. Questions fréquentes

Une question, un point

Depuis le 1er janvier 2018, chaque fiche de vérification se termine par une question de premiers secours. Elle n’a aucun lien avec la vérification qui la précède. Une bonne réponse rapporte 1 point sur les 31 de la grille ; une mauvaise réponse fait seulement perdre ce point, ce n’est jamais éliminatoire.

Les 100 fiches officielles utilisent 35 questions différentes : beaucoup reviennent sur plusieurs fiches. Elles suivent les trois gestes à retenir, dans cet ordre : protéger, alerter, secourir. Pour la place de cette question dans l’épreuve, voir notre article sur le déroulement de l’examen du permis B.

Protéger : éviter le sur-accident

QuestionRéponse attendue
Comment et pourquoi protéger une zone de danger ?En délimitant clairement et largement la zone de danger, de façon visible, pour protéger les victimes et éviter un sur-accident.
Quel équipement porter avant de quitter le véhicule ?Le gilet de haute visibilité, enfilé avant de sortir.
Où placer le triangle de présignalisation (hors autoroute) ?À environ 30 m de la panne ou de l’accident, ou avant un virage ou un sommet de côte.
Dans quelle situation peut-on déplacer une victime ?En présence d’un danger réel, immédiat et non contrôlable. Le déplacement doit rester exceptionnel.
Quelles conditions pour un dégagement d’urgence ?La victime doit être visible, facile à atteindre, et rien ne doit gêner son dégagement. Il faut être sûr de pouvoir le réaliser.
Où déplacer la victime en cas de dégagement d’urgence ?Dans un endroit suffisamment éloigné du danger et de ses conséquences.

Bon à savoir

Sur autoroute, on ne pose pas le triangle : c’est même une question de sécurité routière d’une fiche de vérification. On met son gilet, on passe derrière la glissière et on alerte.

Alerter : appeler vite et bien

QuestionRéponse attendue
Quels numéros d’urgence composer ?Le 18 (sapeurs-pompiers), le 15 (Samu) et le 112 (numéro d’urgence valable dans toute l’Union européenne).
Quelles sont les trois informations à transmettre ?Le numéro de téléphone d’où l’on appelle, la nature du problème et sa localisation la plus précise.
Par quels moyens donner l’alerte ?Avec un téléphone portable ou, à défaut, un téléphone fixe ou une borne d’appel d’urgence.
Pourquoi l’alerte doit-elle être rapide et précise ?Pour que les secours apportent les moyens adaptés aux victimes dans le délai le plus court.
Sur autoroute, comment indiquer le lieu de l’accident ?Le numéro de l’autoroute, le sens de circulation et le point kilométrique.
Quand peut-on raccrocher ?Uniquement quand votre correspondant vous y invite : il peut vous guider dans les gestes à faire, ou à ne pas faire, jusqu’à l’arrivée des secours.

Plusieurs fiches portent aussi sur le Signal d’alerte et d’information des populations (SAIP) :

  • Son objectif : avertir la population d’un danger imminent ou d’un événement grave en cours.
  • Sa diffusion : par les sirènes, par les médias (Radio France, France Télévisions) et par l’application SAIP.
  • Le signal des sirènes : le signal national d’alerte varie sur trois cycles successifs ; la fin d’alerte est un signal continu.
  • Le bon comportement : se mettre en sécurité, s’informer auprès des médias et des sites des autorités dès que possible, respecter leurs consignes.

Secourir : les gestes qui sauvent

C’est le thème le plus fourni. Les questions tournent autour de quatre situations.

SituationCe qu’il faut savoir
Perte de connaissanceLa victime ne répond pas, ne réagit pas, mais respire. On la place en position latérale de sécurité (PLS), on alerte et on surveille sa respiration. Sur le dos, elle risque l’étouffement (liquides dans la gorge, chute de la langue en arrière), l’arrêt respiratoire puis cardiaque.
Vérifier la conscience et la respirationPoser des questions simples, secouer doucement les épaules, demander de serrer la main. Pour la respiration : regarder si le ventre et la poitrine se soulèvent, sentir l’air expiré.
Arrêt cardiaqueLa victime ne répond pas, ne réagit pas et ne respire pas, ou respire anormalement. Il faut alerter, masser, défibriller, tout de suite : les lésions du cerveau surviennent dès les premières minutes, et la mort en quelques minutes sans intervention.
HémorragieUne perte de sang prolongée qui ne s’arrête pas (elle imbibe un mouchoir en quelques secondes). On appuie fortement sur la plaie avec les doigts ou la paume, en mettant un tissu propre. Risques : détresse circulatoire, arrêt cardiaque.
  • Le défibrillateur automatisé externe (DAE) peut rétablir une activité cardiaque normale. L’utiliser sur une victime qui n’est pas en arrêt cardiaque ne présente pas de risque : il ne se déclenche qu’en cas d’arrêt cardiaque.
  • On peut se former aux premiers secours dès 10 ans.

Comment les réviser efficacement

  • Apprenez l’idée, pas la phrase. L’inspecteur peut reformuler la question, et la qualité de l’expression ne compte pas : il attend les éléments clés (les trois numéros, les trois informations, alerter-masser-défibriller…).
  • Répondez à voix haute. Le jour J, tout se passe à l’oral. L’examen vocal de Permy vous entraîne exactement dans ces conditions.
  • Révisez-les avec les vérifications. Chaque fiche associe une vérification, une question de sécurité routière et une question de premiers secours : notre guide pour réviser les 100 questions de vérification donne une méthode pour tout couvrir.

Allez plus loin

Ces questions ne remplacent pas une vraie formation. Une initiation aux gestes qui sauvent dure quelques heures et vous apprend à faire la PLS, le massage cardiaque et à utiliser un défibrillateur.

Révisez les 100 questions avec Permy

Permy s’utilise avec votre auto-école : une leçon de 5 questions par jour et un examen vocal pour s’entraîner comme le jour J. Parlez-en à votre auto-école ou faites-lui découvrir Permy.

Questions fréquentes

Les 100 fiches officielles utilisent 35 questions différentes, réparties en trois thèmes : protéger, alerter et secourir. Une seule est posée le jour de l’examen.

1 point sur 31. Une mauvaise réponse fait perdre ce point, mais elle n’est pas éliminatoire.

Le 18 pour les sapeurs-pompiers, le 15 pour le Samu et le 112, numéro d’urgence valable dans toute l’Union européenne.

C’est la conduite à tenir face à un arrêt cardiaque : alerter immédiatement les secours, pratiquer une réanimation cardio-pulmonaire, et utiliser un défibrillateur automatisé si possible.

Sources officielles

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